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 Le prêt 1% pour laccession à la propriété
Depuis avril 2002, seuls les salariés des entreprises
assujetties qui accèdent pour la première fois à la
propriété ou qui sont contraints de déménager pour des
raisons professionnelles peuvent obtenir, après accord
de l’entreprise, un prêt accession à faible taux
d’intérêt pour acquérir et/ou rénover leur résidence
principale. A l’exception des acquisitions de logements
anciens sans amélioration, les prêts sont accordés sans
condition de ressources, mais leur montant est plafonné,
selon la zone géographique, de 11 200 à 17 600 euros
(des prêts complémentaires peuvent cependant être
octroyés en fonction de la situation de l’emprunteur).
Le taux d’intérêt du prêt est plafonné à 1,5%. Par
ailleurs, le prêt ne peut être inférieur à un montant
minimal, modulé par zone géographique, allant de 6 400 à
9600 euros.
En 2001 une enveloppe maximale de prêts accession a été
fixée pour chaque collecteur. De 2002 à 2006, ce montant
annuel était de 488 millions d’euros (y compris les
prêts sur fonds non réglementés). Pour 2007, cette
enveloppe a été fixée à 390 millions d’euros, en
prévision du redéploiement prévu au profit des prêts
PASS-FONCIER®.

 Le
PASS-Foncier®
La convention du 20 décembre 2006
relative au développement de l’accession sociale par portage
foncier a créé un nouveau dispositif d’aide à l’accession.
Compte tenu des délais nécessaires à la finalisation des
textes et au montage des opérations, ce prêt n’a pas été
attribué de façon significative en 2007.
Le prêt PASS-FONCIER® permet le portage foncier, sans coût
immédiat significatif pour les ménages, durant toute la
phase de remboursement des prêts souscrits pour la
construction du logement (dans la limite d’une durée
maximale de 25 ans). Ces ménages peuvent ainsi acquérir leur
logement en deux temps en différant l’acquisition du foncier
après celle du bâti.
Deux types d’opérations ont été visés :
- les opérations dites « accédant » pour lesquelles la
décision d’octroi d’un PASS-FONCIER® est prise par un
CIL/CCI, et qui doivent constituer quantitativement
l’essentiel du dispositif ;
- les opérations dites « fléchées », financées en PSLA
et auxquelles s’appliquent des dispositions de
financement particulières avec la Caisse des Dépôts et
Consignations.
Un engagement annuel a été fixé, dans la
limite d’un plafond de 20 000 logements. Le montant maximum
du prêt PASS-FONCIER® par logement varie, en fonction des
zones, de 30 000 à 50 000 euros pour les opérations «
accédant », et de 20 000 à 30 000 euros pour les opérations
« fléchées ».
L’octroi d’un PASS-FONCIER® est conditionné à plusieurs
critères ::
- les les ressources des bénéficiaires doivent
êtres inférieures aux plafonds PSLA ;
- les ménages doivent bénéficier d’une aide à
l’accession sociale à la propriété attribuée par une ou
plusieurs collectivités territoriales ;
- l’instruction des dossiers de demande « accédant »
fait l’objet de conditions particulières : d’une part,
une analyse de recevabilité juridique et financière,
notamment par une ADIL ; d’autre part, une évaluation du
prix du foncier et des coûts de construction par un
expert indépendant, coût pris en charge par le CIL/CCI
instruisant le dossier et inclus dans le montant du
PASS-FONCIER®.
En cas de difficultés, une double
sécurisation des accédants a été prévue : d’une part, le
rachat des logements en accession et, d’autre part, le
relogement des ménages.

 Le prêt PASS-TRAVAUX®
Le prêt PASS-TRAVAUX® permet de financer les travaux daménagement
et de rénovation des résidences principales. Il est destiné aux salariés des entreprises du secteur privé non agricole,
nonobstant la taille de celles-ci, et quelles que soient l'ancienneté et la nature de leur contrat de
travail. Il sadresse de plus indifféremment aux propriétaires et aux locataires. Le
montant du prêt
s'élève à 9 600 euros maximum pour les ménages dont les revenus imposables sont
inférieurs à 60% des plafonds ouvrant droit à loctroi dun Prêt à Taux Zéro.
Il est de 8 000 euros pour les autres.
La durée du prêt est de dix ans, modulable dun
commun accord entre lemprunteur et le collecteur
et le
taux est de 1,5% lan.
La gamme des travaux finançables est très large :
mise aux normes, isolation, revêtement de surface, travaux
sur les parties communes en copropriété, etc...
Lavenant doctobre 2001 à la convention du 14 mai 1997 a prévu la création dun PASS-TRAVAUX® renforcé pour accompagner les politiques visant à la requalification des copropriétés
en difficultés .Il sagit dun prêt dun montant maximal de 18 000 euros distribué en droits ouverts à tout propriétaire (occupant ou bailleur), quelle que soit la nature des travaux prévus, dont le bien est situé dans une copropriété :
- faisant l’objet d’une convention d’opération
programmée d’amélioration de l’habitat,
- faisant lobjet dun plan de sauvegarde,
- située dans le périmètre dun Grand Projet de Ville
(GPV) ou dune Opération de Rénovation Urbaine (ORU), ou bien encore frappée par un arrêté dinsalubrité ou de péril.

 Le
LOCA-PASS® :
Le LOCA-PASS® a pour objectif de faciliter laccès
et le maintien dans un logement locatif,
et se compose de deux aides
gratuites :
- LAVANCE LOCA-PASS®
- La GARANTIE LOCA-PASS®
L’AVANCE LOCA-PASS® finance les dépôts de garantie
lors de l’emménagement. Jusqu’au mois de juillet 2003,
elle prenait la forme d’une avance, remboursable au
départ du locataire. Depuis cette date, l’aide est
accordée sous forme de prêt remboursable sur 36 mois
maximum, avec un différé de trois mois suivant l’entrée
dans les lieux.
Les bénéficiaires de cette aide étaient identiques à
ceux de la garantie jusqu’à la convention du 21 décembre
2007 qui a généralisé l’avance à l’ensemble des
locataires du secteur privé comme du secteur social, et
ce à compter de la publication de la loi sur le pouvoir
d’achat le 8 février 2008.
Les plafonds applicables aux LOCA-PASS® ont par ailleurs
été alignés sur celui retenu pour la couverture des
impayés de loyer du PASS-GRL®, à savoir 2 300 euros, à
partir du 1er mars 2008.
Ces aides sont distribuées selon le principe du droit
ouvert, toute personne respectant les critères définis
par l’UESL pouvant bénéficier de l’aide.

 Le
PASS-GRL® :
La convention du 20 décembre 2006
relative à la garantie des risques locatifs a institué un
nouveau dispositif de garantie de loyer adossé au système
assurantiel, à partir du 1er janvier 2007.
Le PASS-GRL® consiste à apporter aux entreprises
d’assurances qui le souhaitent des compensations financières
en cas de sinistre à la condition d’étendre leurs garanties
aux locataires exclus par les critères habituels de
solvabilité et définis par un cahier des charges social.
Cette nouvelle garantie couvre le risque d’impayé portant
sur le loyer, les charges et les taxes locatives dus par un
locataire au titre de sa résidence principale et nets des
éventuelles aides au logement (dans la limite d’une
indemnisation de 2 300 euros par mois). Elle couvre
également, en cas d’expulsion, les coûts de travaux de
remise en état du logement, dans la limite d'un plafond de 7
700 euros et avec une franchise de 1 mois de loyer hors
charges, ainsi que les frais de justice jusqu’à l’expulsion
éventuelle du locataire.
Les locataires éligibles sont ceux qui ne répondent pas aux
critères de solvabilité imposés en général par les
entreprises d’assurance, notamment en termes de taux
d’effort, de nature d’activité professionnelle, de contrat
de travail, de cautionnement, et dont le taux d’effort n’est
manifestement pas disproportionné au regard du montant du
loyer (charges et taxes comprises, net des aides aux
logements), ce taux ne devant pas excéder plus de 50% des
revenus mensuels. Pour permettre au bailleur d’identifier
les locataires éligibles au contrat d’assurance GRL, un «
passeport-GRL » a été mis en place.
Le dispositif est financé par les bailleurs, les entreprises
d’assurance, le 1% Logement et l’Etat. Le bailleur paye une
prime de référence déductible des revenus fonciers ou
ouvrant droit à un crédit d’impôt, et les entreprises
d’assurance versent une fraction des primes perçues. La
différence entre le montant total des primes versées et
celui des sinistres est prise en charge selon le public
bénéficiaire soit par le 1% Logement soit par l’Etat.
Le financement des compensations par le 1% Logement concerne
les locataires éligibles à la garantie de loyer LOCA-PASS®
et les locataires d’un logement privé faisant l’objet d’une
convention APL (soit avec l’Etat soit avec l’ANAH).
Le financement par l’Etat via l’UESL porte sur les autres
locataires éligibles, que sont notamment les fonctionnaires,
les professions indépendantes, les salariés du secteur
agricole, les étudiants non boursiers de l’Etat, les
demandeurs d’emploi, les bénéficiaires des minima sociaux et
les retraités depuis plus de 5 ans.

 Le
MOBILI-PASS® :
Une nouvelle aide, créée par l’avenant du 7 mars 2001, a
été mise en place à partir du 1er avril 2001, selon le
principe du droit ouvert, pour répondre spécifiquement
aux besoins des salariés en mobilité géographique pour
raisons professionnelles. .
Le MOBILI-PASS® est une subvention, dont le montant
maximum est de 1
600 euros voire 3 200 euros en cas d'accord de l'entreprise.
Elle est destinée aux salariés des entreprises
assujetties au 1% Logement, qui déménagent à plus de
70km de leur résidence principale pour des raisons
professionnelles. L'aide est destinée à couvrir certains
surcoûts liés au logement et résultant du changement de
domicile, à savoir les doubles charges de logement, les
frais d'agences immobilières ou de notaires, et les
intérêts des prêts relais.

Les autres aides
 Le prêt SECURI-PASS®
et le refinancement de prêts plus onéreux
Le prêt SECURI-PASS®, reprofilé par la convention du 22
mai 2006, est une avance gratuite permettant d’alléger
temporairement les mensualités des accédants à la propriété,
confrontés à une situation de chômage, de baisse contrainte
et non prévisible des ressources, ou d’éclatement de la
cellule familiale.
L’aide s’adresse aux salariés des entreprises assujetties au
1% Logement ou dont le dernier employeur était une
entreprise assujettie, et depuis mai 2006 aux retraités
depuis moins de 5 ans d’une entreprise assujettie. Leurs
revenus imposables doivent être inférieurs aux plafonds
d’éligibilité au Prêt à Taux Zéro, zone A.
L’avance couvre 100% des mensualités nettes dans la limite
de 850 euros par mois pour une durée allant jusqu’à 6 mois,
renouvelable une fois après examen de la situation du
salarié, soit un prêt pouvant atteindre 10 200 euros. La
durée maximale du prêt est de 15 ans, elle est ajustée en
fonction des revenus et pour assurer un taux d’effort global
maximum de 35%.
Des prêts pour refinancement de prêts immobiliers plus
onéreux ont été institués par l’avenant d’octobre 2001
visant à renforcer les interventions en faveur des accédants
en difficulté. Ainsi le 1% Logement peut, en lien avec les
Fonds d’Aides aux Accédants en Difficulté (FAAD), lorsqu’ils
existent, permettre le refinancement des emprunts
immobiliers onéreux dans la limite de 40 000 euros. L’aide
n’est pas accordée en droits ouverts et fait l’objet d’un
examen en concertation avec les FAAD.
Par ailleurs, pour les accédants en grande difficulté, les
collecteurs du 1% Logement peuvent faciliter les changements
de statut en finançant les opérations de rachat des
logements d’accédants et de transformation en logements
locatifs.

 La sécurisation des accédants PAS
Le 1% Logement finance la sécurisation des accédants ayant souscrit un prêt PAS. En cas de perte demploi, le dispositif permet à l'accédant, pendant une période maximale de 12 mois, de
reporter gratuitement en fin de remboursement du prêt
jusquà 50% des mensualités du prêt PAS et du Prêt à Taux Zéro éventuellement associé. Les établissements de crédit ayant accordé les prêts sont indemnisés du coût du report par la Société de Gestion du Fonds de Garantie de lAccession Sociale
à la propriété (SGFGAS). Le fonds de soutien de lUESL,
alimenté par les versements des collecteurs associés de lUnion, assure le financement du dispositif et en supporte la garantie de bonne fin.

 Les
aides aux bailleurs (personnes physiques)
Les aides aux bailleurs sont des prêts
accordés aux salariés des entreprises assujetties en
contrepartie de réservations locatives pour :
• la construction ou l’acquisition de logements neufs dans
le cadre du dispositif d’investissement « Robien » : créé en
2003, ces logements doivent être loués selon des plafonds de
loyer proches de ceux du secteur libre, sans condition de
ressources pour les locataires ;
• l’amélioration de logements anciens, notamment dans le
cadre du dispositif d’investissement « Besson » : dispositif
antérieur au « Robien », les loyers des logements concernés
et les ressources des locataires doivent être inférieurs à
des plafonds déterminés.

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